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Politique

Côte d’Ivoire : des responsables du PDCI auditionnés par la justice

H Hervé 2 min de lecture 826 lectures
Côte d’Ivoire : des responsables du PDCI auditionnés par la justice

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Deux responsables du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), formation d’opposition dirigée par Tidjane Thiam, ont été placés sous contrôle judiciaire après leur audition par la justice, le lundi 19 octobre 2026, à Abidjan. Il s’agit de Georges-Philippe Ezaley, vice-président du parti, et de Roger M’Bia, son directeur général.

Selon plusieurs médias ivoiriens, les deux responsables font partie d’un groupe de six cadres du PDCI-RDA convoqués dans le cadre d’une procédure liée aux événements survenus pendant la crise électorale d’octobre 2025. D’après des sources proches du parti citées par la presse, 17 chefs d’accusation ont été retenus contre chacun des deux responsables. Les détails complets des accusations n’ont toutefois pas été établis dans les informations publiques consultées.

Quatre autres cadres sont concernés par les convocations : Alain Cocauthrey, Dia Houphouët Augustin, Hervé Fian et Guillaume Kouakou. Leurs auditions doivent s’échelonner jusqu’au 23 octobre, selon les informations rapportées par la presse ivoirienne.

Le PDCI dénonce une pression sur l’opposition

Dans une déclaration publiée le 17 octobre, le PDCI-RDA a dénoncé les convocations de ses responsables. Le parti estime que ces procédures font peser une pression sur l’opposition et a appelé à la vigilance des organisations régionales et internationales, notamment la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’Union africaine et les Nations unies.

La formation politique affirme toutefois être attachée à une justice indépendante et impartiale. Elle rejette toute assimilation de ses membres à une organisation criminelle ou terroriste et demande le respect des droits des personnes convoquées.

Ces procédures interviennent dans un contexte de tensions consécutives à l’élection présidentielle d’octobre 2025, alors que des responsables d’une autre formation d’opposition, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), ont également été concernés par des démarches judiciaires liées à cette période.

Le placement sous contrôle judiciaire ne constitue pas une condamnation. La procédure suit son cours et les responsabilités individuelles devront être établies par la justice.

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